
Diplômée de l'ENSTA et du Génie atomique, Claudie ANCELIN a été embauchée à EDF en 1978.
« J'ai toujours été attirée par le nucléaire. C'est donc tout naturellement que je suis entrée à EDF R&D. Pendant 7 ans, j'y ai réalisé des études probabilistes de sûreté pour les centrales nucléaires, ce qui m'a donné l'occasion d'avoir de nombreux contacts avec l'ingénierie et l'exploitation du parc et de crapahuter sur les sites encore en chantier à l'époque. »
En 1986, Claudie ANCELIN découvre le management des équipes de recherche en devenant chef d'un groupe qui développe des logiciels pour les études de sûreté. En 1990, elle est nommée adjoint, puis, en 1992, chef d'un département de 50 personnes, regroupant les études probabilistes et les équipes travaillant sur les facteurs humains. « On m'a proposé ce poste alors que j'étais enceinte de mon 3ème enfant, ce qui témoigne de la très grande ouverture d'esprit de la R&D pour le parcours professionnel des femmes ! Cela a été l'une des périodes les plus passionnantes de ma carrière : un département de R&D, c'est comme une petite entreprise avec des clients, des objectifs à atteindre, des compétences à préserver et à développer, une ouverture essentielle sur l'extérieur, en particulier à l'international. La R&D est une division « apprenante » : on y apprend à appréhender les problèmes complexes avec beaucoup de méthode, à anticiper, à se projeter dans l'avenir pour construire ses propres objectifs. Le management de la recherche, c'est une transformation permanente qui demande également beaucoup de créativité et d'ouverture : les objectifs ne tombent pas d'eux-mêmes ; il faut « sortir de la boîte », être ouvert sur l'externe, attentif aux besoins des divisions clientes. Indépendamment des compétences techniques, tout cela génère des comportements et des aptitudes qui constituent un véritable atout pour travailler par la suite dans des divisions opérationnelles. »
« En 2003, j'ai eu envie de renouer avec le management, mais de façon opérationnelle. Je suis revenue à la R&D comme adjoint, puis chef d'un service qui gérait les activités tertiaires de la R&D. Pendant deux ans, ma mission a été d'opérer la transformation de ce service dont les métiers opérationnels devaient partir dans les directions métiers d'EDF. »
« La transformation a été le fil conducteur de ma carrière et continuera de l'être. À l'heure du renouveau et de la mondialisation du nucléaire, l'ouverture acquise à la R&D m'est toujours fort utile. Mon souhait, c'est qu'il y ait désormais de plus en plus de fluidité entre la R&D et les autres divisions : tout le monde aurait beaucoup à y gagner. »

En 1978, Claudie ANCELIN entre à EDF R&D.
En 1996, elle quitte la R&D pour rejoindre à Lyon une Unité opérationnelle de la Division Ingénierie & Services. « Adjoint à un chef de département, j'ai découvert le monde très technique de l'ingénierie de conception et d'appui au parc en exploitation. Au départ, il m'a fallu gagner la confiance des "opérationnels", qui ont parfois des idées reçues sur les gens issus de la R&D. Une fois cette barrière surmontée, on constate que nous sommes tout à fait complémentaires.»
En 1999, Claudie ANCELIN revient à Paris au niveau central de la Division Ingénierie comme contrôleur de gestion. «C'était l'opportunité d'intégrer la dimension financière dans mon parcours, et de contribuer au développement de cette filière qui montait alors en puissance au sein d'EDF. »
En 2003, elle revient à la R&D. Puis, en 2005, elle souhaite revenir au nucléaire, côté opérationnel : elle est directeur délégué coordination au sein de la Division Production Nucléaire, chargée notamment du pilotage stratégique du projet de transformation de cette Division, et de l'appui au Directeur de la Division pour le dialogue managérial avec les 21 Directeurs d'Unité.

Charles BODEL, diplômé de Polytechnique et de l'ENPC, est entré à EDF en 2005.
« J'ai fait mon stage de fin d'études chez EDF, pour intégrer le Groupe en 2005. Ca n'a pas été simple tout de suite, car c'est une aventure, et il faut se prendre en main. La recherche, il y a dix mille façons d'arriver à un résultat, d'atteindre le livrable. Il faut étudier, prendre des initiatives, trouver les clés, parfois forcer les choses. C'est passionnant, et surtout très formateur.
Je travaille sur de la recherche appliquée. J'effectue des études vibratoires, qui ont une application directe en production, en centrale nucléaire ou en thermique. C'est beaucoup de méthodes en amont, de calculs, de tests. Réalisés en développement informatique, en laboratoire sur des maquettes, ou sur site. Par exemple, nous plaçons des capteurs, étudions les vibrations, et effectuons les calculs pour modifier la structure si nécessaire. Ce que j'aime particulièrement, c'est la diversité des missions, entre la recherche, les études, et les calculs. »


Depuis 1983, je travaille à EDF R&D dans le domaine des études probabilistes de sûreté et disponibilité, en m'investissant plus particulièrement dans le développement des méthodes et outils. Passionné par la recherche, j'ai saisi en 2000 une opportunité qui m'était offerte par l'université de Marne-la-Vallée et qu'EDF R&D a soutenu : je suis devenu directeur de recherche associé au sein du laboratoire d'analyse et de mathématiques appliquées (LAMA), employé à 1/5ème de temps par le CNRS, dans le cadre de deux contrats successifs de 3 ans. Pendant 6 ans, à raison d'une journée par semaine, j'ai trouvé ainsi un espace de liberté qui m'a permis d'approfondir des recherches dans un domaine qui me paraissait porteur, sans être contraint par des objectifs de résultats à court terme sur une affaire donnée.
J'ai ainsi travaillé sur un nouveau type de modélisation, les BDMP (Bolean logic Driven Markov Processes), qui permet de résoudre les difficultés liées à l'effet d'échelle dans les études fiabilistes de systèmes dynamiques complexes. Durant cette période, j'ai pu faire 29 publications, presque autant que tout au long de ma carrière. A l'issue de mon second contrat en 2006, j'ai préparé une HDR (habilitation à diriger les recherches), qui comportait la rédaction d'un mémoire technique : ce travail a constitué une étape intermédiaire dans la rédaction de ce livre. Sur cette base, j'ai décidé de publier un ouvrage qui est un condensé de l'expertise acquise au cours de ma carrière.


Ingénieur ENSAM, Bernard DALLE a commencé sa carrière à la R&D.
« À travers mon parcours, j'ai pu avoir des activités managériales en tant que chef de groupe, de division et de département : mais j'ai pu également prendre le temps de la réflexion avec mes homologues étrangers au sein des comités d'études internationaux. EDF R&D et RTE m'ont apporté une très grande ouverture d'esprit, ainsi que des contacts et un réseau de relations très enrichissants. On dispose à la R&D de moyens informatiques et d'essais (moyens d'essais qui sont aujourd'hui propriété de RTE, mais gérés par EDF/R&D) très enviés par nos homologues étrangers, ce dont les jeunes chercheurs n'ont pas toujours conscience.
Depuis 1975, la R&D a énormément évolué, en s'ouvrant notamment à de fructueux partenariats internationaux ; cette ouverture va s'accentuer à l'avenir, avec la nécessaire mutualisation des efforts de recherche entre pays européens.
Mon expérience de chercheur a fortement contribué à l'intérêt de ma carrière dans le Transport. À l'inverse, j'ai pu apporter à la R&D ma connaissance de la problématique exploitant. Mon parcours s'est donc déroulé sous le signe de la continuité professionnelle et de l'enrichissement personnel, avec une grande diversité. Ces passages successifs de la R&D vers RTE et inversement sont des échanges très fructueux pour les Directions concernées et sont à favoriser.»

« Ingénieur-chercheur de 1975 à 1985, j'ai travaillé sur le matériel de ligne des réseaux de distribution et de transport, de la moyenne à la très haute tension, et notamment sur le dimensionnement mécanique et électrique des ouvrages. En 1985, chef de groupe, j'ai travaillé sur les différents matériaux utilisés dans les lignes aériennes et souterraines ainsi que dans les transformateurs. Parallèlement, je participais à des groupes de travail internationaux (CIGRE, CEI...). »
Bernard DALLE intègre ensuite une direction opérationnelle. « J'ai travaillé sur les questions de normalisation, de durée de vie et de traitement des matériels électriques en fin de vie, ainsi que sur des projets robotiques pour le nucléaire, l'hydraulique et le transport. J'ai ensuite coordonné les études du premier transformateur déphaseur, puis élaboré la stratégie technique et commerciale des parafoudres synthétiques de lignes, avant de devenir chef de département. En même temps, je poursuivais mes activités au sein des sociétés savantes, comme membre du Comité International de la SEE et Secrétaire du Comité d'études CIGRE sur les Lignes Aériennes, dont je suis actuellement Président. »
En 2001, Bernard DALLE revient à la R&D. « J'y étais responsable du Domaine Infrastructure des Réseaux de Transport. En 2008, j'ai réintégré RTE où je suis actuellement conseiller de direction ; je suis chargé notamment des relations avec les sociétés savantes, de la prospective et d'un appui à la définition de la stratégie de recherche. »

Jérôme DURAND, ingénieur ESIGELEC et titulaire d'un DEA en Instrumentation et Commande
« Bien loin des professeurs Nimbus que certains imaginent rencontrer à la R&D, j'ai trouvé des gens proches de l'exploitation et de la réalité techniques des centrales. Outre le projet e-monitoring, j'ai travaillé sur des thèmes très concrets dans le cadre du projet PAPEETE sur l'amélioration des performances énergétiques et environnementales du parc thermique classique. Nous avons développé des outils d'aide à l'exploitation, notamment un guide d'optimisation des performances énergétiques et des tableaux de bord pour l'exploitant permettant le suivi des performances des centrales (sur les aspects sécurité de fonctionnement, environnement, respect du programme de marche et économie de la production). J'ai beaucoup apprécié ce passage à la R&D, où j'ai côtoyé des gens agréables et ouverts d'esprit. C'est là que j'ai acquis une bonne connaissance du parc thermique français, sur lequel je n'avais pas eu l'occasion de travailler précédemment. J'ai également apprécié de pouvoir travailler avec un positionnement différent de celui d'une ingénierie : à R&D, chacun peut proposer des thèmes de travail à la direction des programmes et les voir déboucher sur des projets. »
« Mon passage à la R&D m'a permis de compléter mes connaissances, et de revenir à l'ingénierie thermique dans un poste managérial. C'était un choix parfaitement conforme au « fil rouge » de ma carrière. Je pense que mon parcours illustre une réalité : quand on mène comme moi au sein d'EDF une carrière ciblée sur un métier bien précis, un passage à la R&D peut être un formidable atout pour compléter ses connaissances et, selon les opportunités, accélérer sa carrière. »

En 1996, Jérôme DURAND entre à EDF au Centre National d'Equipement Thermique (CNET). « Nous réalisions les études d'ingénierie pour les projets d'investissement d'EDF à l'étranger. J'ai travaillé sur le projet de centrale au charbon pulvérisé de LAIBIN B en Chine et ensuite sur des projets de cycle combiné au Mexique à Saltillo et Rio Bravo, puis sur le projet Phu-My au Viet-Nam. Au départ gestionnaire technique des contrats contrôle commande, j'ai eu une activité plus transverse de coordination des activités contrôle-commande au sein du groupe cycle combiné. Cela m'a donné l'occasion de travailler avec une équipe d'EDF R&D au sujet de l'e-monitoring. »
En 2003, Jérôme DURAND décide d'élargir son horizon professionnel. « Je voulais rester dans le domaine du thermique classique. Le groupe avec lequel je collaborais à la R&D cherchait à recruter. Je suis devenu ingénieur-chercheur. »
Entre-temps, le CNET est devenu le Centre d'Ingénierie Thermique (CIT). Jérôme DURAND y devient chef de groupe. « Mon groupe travaille aujourd'hui sur l'IPE (Ingénierie du Parc en exploitation) principalement pour la rénovation du contrôle-commande des centrales à fioul, sur plusieurs projets de cycle combiné gaz en France et au Royame-Uni, ainsi que sur le développement d'un projet charbon pour le groupe EDF, sur les moyens de pointe en France (turbines à combustion) et enfin sur SEI (Système Electrique Insulaire) pour la Corse et les D.O.M. Nous contribuons également à accompagner le développement du groupe EDF sur les projets gaziers. »

Vincent GAYRARD, diplômé de l'INT (Institut National des Télécommunications) est entré à EDF en 1998.
« C'est en 2000 que j'ai intégré la R&D, acteur central à EDF, comme ingénieur d'études, au cœur de l'expertise technique. J'ai évolué comme chef de projet puis chef de groupe en avril 2003. Un poste axé sur les technologies de l'information et de la communication, dédié à l'innovation au service des métiers d'EDF. J'ai animé une équipe de 16 ingénieurs, en pleine croissance, et c'était pour moi l'occasion de découvrir toutes les facettes du management : gestion des compétences, des carrières, organisation, etc. J'avais un rôle de supervision en orientant les grands axes d'études, de recherche dans l'innovation, tout en étant garant de la qualité de ce que nous produisions pour le Groupe. C'était certes moins de manipulations techniques au quotidien, mais je conservais une composante scientifique significative, notamment en supervisant les partenariats avec d'autres industriels, des laboratoires de recherche, ou encore des centres de normalisation en France et à l'international. Et j'étais appuyé dans mes missions par mes deux managers et un conseiller RH. »

Frank MARCHAL, DUT et ingénieur CNAM
En 2003, Frank MARCHAL devient ingénieur à EDF R&D. « Je suis entré dans un groupe dont la mission était de travailler sur les essais de performance énergétique des centres de production et des particuliers. J'apportais mon expérience sur l'exploitation des centrales nucléaires et leurs besoins. On m'a donc confié rapidement la responsabilité d'affaires puis d'un projet. J'ai participé au projet TITRE (développement d'une méthode alternative à la mesure du taux de primage par traceur radioactif), en charge de l'adaptation de la méthode qui avait été mise en œuvre sur la centrale chinoise de LING AO. J'ai piloté l'affaire CALKIT sur la caractérisation de l'incertitude du bilan thermique primaire et le projet OPTUNUC (optimisation dans la durée du fonctionnement des utilités des CNPE). A 32 ans, j'ai ainsi eu la chance de passer directement du statut de technicien à celui de chef de projet, en disposant d'une grande autonomie : identifier les besoins avec les différents clients en mettant à profit ma connaissance de l'organisation des CNPE, construire et défendre un projet, gérer un budget, une équipe, assurer la communication sur la réalisation des différents objectifs... J'ai trouvé au sein de la R&D une ambiance incomparable, une véritable communauté qui favorise les échanges, la créativité, l'innovation, la responsabilisation - sans oublier une politique de rémunération et d'avancement attractive. Cela a été une superbe expérience qui m'a énormément enrichi et m'a apporté beaucoup de bonheur. »
Pour Frank Marchal, le passage à EDF R&D a été décisif pour obtenir ce nouveau poste : « Je n'avais aucune expérience des simulateurs. Mais, venant de la R&D j'ai été jugé capable de m'adapter. Mon expérience de chef de projet, qui m'a permis d'acquérir une bonne connaissance de l'entreprise, le niveau technique reconnu de la R&D... Autant d'atouts qui sont très appréciés des recruteurs. »

Titulaire d'un DUT Mesures Physiques option Techniques Instrumentales, Frank MARCHAL a commencé sa carrière chez EDF en 1996 au CNPE du Blayais, comme technicien à la section Essais et Calculs. Parallèlement, il suit des cours du soir au CNAM, et obtient en 2002 son diplôme d'Ingénieur Instrumentation - Mesures, Option Contrôle Industriel. « Je suis passé alors cadre technique en charge d'essais de redémarrage de tranche et j'ai également effectué une mission en Chine en tant qu'ingénieur pour la réalisation des essais de mesure du taux de primage sur la tranche 1 de la centrale nucléaire de LING-A".
De 2003 à 2007, Frank MARCHAL est ingénieur à EDF R&D.
En 2007, Frank MARCHAL revient à l'ingénierie : « Mes compétences sont liées au secteur nucléaire ; je n'ai pas l'ambition d'occuper des postes de management. J'ai donc choisi de me positionner dès le départ sur l'EPR, qui est le palier de l'avenir, et je suis entré au SEPTEN, comme responsable du simulateur d'études de la tranche EPR. Ce simulateur, développé par un partenaire extérieur, est utilisé actuellement pour réaliser des études support aux études probabilistes de sûreté, et vérifier les règles de conduite accidentelles et incidentelles. Ce poste m'ouvre beaucoup de perspectives, car il me permet de travailler à la fois sur le palier EPR et sur un outil informatique très riche techniquement en termes de modélisation (physique/contrôle commande) et d'activités".

Ingénieur SUPELEC, Didier PAQUET entre à EDF en 1996.
En 2003, Didier PAQUET décide de changer d'horizon et de s'orienter vers la production nucléaire, offrant d'intéressantes opportunités d'évolution. « Mon profil intéressait EDF R&D : j'ai été recruté comme chef de projet à Chatou. Là, pendant 5 ans, j'ai essentiellement travaillé sur un projet d'expertise technique mené avec le CNEN (Centre National d'Equipement Nucléaire) sur le contrôle-commande numérique de l'EPR (European Pressurized water Reactor). Les relations avec notre client étaient excellentes, et le bilan du projet a été jugé satisfaisant. J'ai également collaboré avec le CIT (Centre d'Ingénierie Thermique) sur le contrôle-commande des cycles combinés gaz 400 MW, et travaillé sur des analyses de retours d'expériences de projets de modernisation menés à l'international. J'ai enfin pu aller représenter EDF devant l'AIEA à Vienne, en Autriche. »
Didier PAQUET se félicite encore de ce choix : « Mon passage à la R&D a été une véritable opportunité, et l'occasion de découvrir un autre monde, tant sur le plan humain que sur le plan professionnel. En ce qui me concerne, j'apportais à la R&D mon expérience du terrain, et notamment ma capacité à gérer un projet dans un contexte mouvant, avec une évolution parfois rapide du contexte global nécessitant une réaction et une adaptation rapide. En retour, j'y ai trouvé une ambiance générale et des conditions de travail idéales : une ouverture d'esprit exemplaire, un esprit collaboratif tout à fait remarquable, et des compétences techniques très poussées et bien appliquées aux enjeux de l'entreprise ; une grande autonomie, des objectifs techniques ambitieux et motivants, et la mise à disposition des moyens pour les atteindre... Bref, je me suis « éclaté » dans mon travail : en outre, la R&D est l'un des derniers endroits à EDF où l'on fait encore de la technique « à l'état pur ». »

Après un premier poste comme ingénieur contrôle-commande-télécommunications, Didier PAQUET s'oriente vers l'énergie hydraulique. «Mes premiers postes m'ont permis de découvrir l'entreprise et l'univers hydroélectrique. J'ai pris ensuite la direction d'une équipe de 23 personnes qui assuraient la maintenance et l'exploitation d'une usine hydroélectrique. L'expérience a été pleine d'enseignements... L'une des conclusions que j'en ai tiré était que, chez EDF, entreprise à forte dominante technique, un manager ne doit pas faire de technique, mais doit en avoir fait dans son passé...»
« En 2000, j'étais chargé d'affaires au Centre d'Ingénierie Hydraulique de Brive, pour travailler notamment sur la modernisation du contrôle-commande de centrales hydroélectriques. J'ai participé au projet de mise en conformité de l'aménagement hydroélectrique de Golfech, vis-à-vis de recommandations relatives à la sûreté d'exploitation des barrages.»
De 2003 à 2008, Didier PAQUET est chef de projet à la R&D.
« En 2008, j'ai accepté un poste de chef de groupe au CIPN (Centre d'Ingénierie du Parc Nucléaire) à Marseille, en charge de la maintenance et de la rénovation des tranches nucléaires existantes. À l'heure où l'on envisage de prolonger la durée de vie de certaines des 58 tranches nucléaires de EDF jusqu'à 60 ans, le CIPN a le vent en poupe au sein d'EDF. » Ce qui ouvre, à 37 ans, de belles perspectives professionnelles...

Arnaud PICARD, Centrale Paris, entre à la R&D d'EDF en 2002.
« Après Centrale Paris, en 1997, j'ai ressenti le besoin de rester au contact de la recherche. J'ai fait une thèse en mathématiques appliqués, tout en travaillant à mi-temps comme ingénieur-chercheur dans le domaine militaire. En parallèle, j'étais toujours enseignant à l'Ecole centrale. Un autre enseignant chercheur de Centrale travaillait chez EDF et nous avons discuté de son métier et des différents projets. J'ai hésité, et finalement le positionnement international du groupe et la diversité des missions ont été déterminants. J'ai intégré la R&D d'EDF en 2002. Au début, mon travail consistait à modéliser le risque financier, grâce à des analyses quantitatives et qualitatives, selon deux axes : une partie mathématique pure à base de calculs scientifiques et une partie plus financière sur le calcul de risques.
Aujourd'hui, je travaille sur 2 projets principaux. Le premier consiste à créer un outil permettant à l'instant T (sous 10 jours) d'estimer le risque, de quantifier la valeur de risque maximale pour EDF. Le deuxième projet s'inscrit sur le long terme, soit 30 ans. Le but est d'anticiper l'avenir d'EDF au point de vue financier, compte tenu du parc énergétique actuel. Bien que le premier projet s'inscrive dans le court terme, environ 10 jours, il est beaucoup plus compliqué à réaliser que le deuxième. En parallèle, je suis toujours enseignant de mathématiques à Centrale. Et je ne regrette rien : je travaille sur des sujets pointus, complexes et passionnants pour un ingénieur-chercheur-professeur ! »

Témoignage de Lionel ROBILLARD, ingénieur ENSMM
En 2004, attiré par les missions d'expertise technique, Lionel ROBILLARD devient ingénieur-chercheur à EDF R&D, dans le groupe Systèmes Dynamiques et Traitement de l'Information à Chatou.
« Au sein de ce groupe, j'ai travaillé sur des projets très pointus ayant trait au traitement du signal et des données, d'une part pour le nucléaire (développement d'outils 3D de contrôle non destructif et d'outils de modélisation pour l'analyse automatique des situations de fonctionnement), et d'autre part pour le thermique à flamme (traitement d'image pour mesurer la granulométrie des particules de charbon). Enfin, j'ai également été responsable de la certification ISO 9000 du processus achat. Je garde un excellent souvenir de mon passage à la R&D, où mon intégration s'est effectuée dans d'excellentes conditions. J'ai eu le sentiment d'apporter à l'équipe mon expérience opérationnelle du terrain. De mon côté, j'ai trouvé très enrichissant et formateur de pouvoir travailler des thèmes techniques très pointus, en me conformant à des procédures très rigoureuses. »
Après deux ans et demi à la R&D, Lionel ROBILLARD décide de s'orienter à nouveau vers l'opérationnel. « Mon objectif était d'avoir très vite des fonctions managériales. Grâce à mon expérience à la R&D, j'ai trouvé en trois mois le poste qui me plaisait, dans la région qui m'intéressait, dans le métier de la distribution, qui était alors en pleine réorganisation. »
« Depuis que je suis entré chez EDF, mon objectif était de m'intégrer dans un métier : mon «détour» par la R&D a été un accélérateur de carrière pour y parvenir. »

Lionel Robillard est entré à EDF fin 1999, au centre DEGS de Dijon, comme adjoint de l'agence Travaux.
En 2001, il occupe un second poste en région Bourgogne comme ingénieur qualité et environnement régional chargé de la certification ISO 9000 et 14000 des quatre centres de la région.
En 2007, après son passage à la R&D, Lionel ROBILLARD est devenu, à Reims, chef de groupe responsable d'une équipe d'IP (Interlocuteurs Privilégiés) chargée des relations avec les collectivités locales et les autorités concédantes.
Depuis 2008, Lionel ROBILLARD travaille à l'unité Réseau Gaz de la région Lorraine Champagne Ardenne au sein de GrDF. Il assume dans cette région la double fonction d'assistant de l'adjoint au directeur délégué réseau gaz, et de chef de groupe Expertise gaz. En tant qu'assistant, il participe au management des chefs de groupe Exploitation sur un vaste territoire et il intervient en appui à la direction ; il s'occupe notamment de la conduite et de l'exploitation des réseaux, de la mise en place des bureaux d'exploitation du futur, du plan de sécurité industriel. Quant à sa fonction d'expertise, elle touche essentiellement à la nouvelle réglementation qui régit l'exploitation gazière.

Michel TERVER entre à EDF en 1992.
Michel TERVER a connu la R&D d'EDF en y travaillant comme ingénieur logiciel pour une société prestataire. « Quand la R&D m'a proposé de me recruter, j'ai saisi l'opportunité, et je ne l'ai jamais regretté » se souvient-il. De 1992 à 1997, ingénieur-chercheur chargé du pilotage des activités CA0 2D, il travaille notamment avec un partenaire britannique sur le développement d'un logiciel novateur de CA0 2D. Nous avons eu l'idée, monté le dossier, et collaboré avec des partenaires internationaux sur la solution. C'est ce que j'ai beaucoup apprécié à la R&D : les chercheurs peuvent être réellement force de proposition. Lorsque l'on a une idée et un dossier bien étayé, et que cela rentre dans les orientations données par les équipes programmes, on peut aller jusqu'à la réalisation. C'est un mode de fonctionnement original, qui est véritablement une spécificité de la R&D. Par ailleurs, on travaille sur des thèmes intéressants, avec la possibilité d'approfondir des sujets très pointus. »
Michel TERVER a gardé un bon souvenir de son passage à la R&D. Ainsi, en 2002, lorsqu'on lui propose d'y revenir comme chef de groupe, il accepte immédiatement. « Je suis revenu dans le groupe CAO où j'avais été chercheur. Je dirigeais une vingtaine d'ingénieurs-chercheurs, travaillant dans le domaine de la CAO, de la réalité virtuelle et de la visualisation scientifique, pour développer des outils de visualisation 3D au service des processus de maintenance du nucléaire.
En tant que Chef de Groupe, j'ai apprécié plus encore la grande autonomie que m'offrait la R&D. Un chef de groupe a de la latitude pour donner des orientations aux activités du groupe. Fort de mon expérience à la Direction Ingénierie, je me suis attaché, avec toute l'équipe, à trouver de nouveaux débouchés industriels pour le 3D. Mon groupe a ainsi travaillé sur les projets SAAM-Colisage et ADRM (Aide à la Décision Rapide de Maintenance), des outils de simulation 3D couramment utilisés aujourd'hui pour préparer les travaux et manutentions effectués en arrêt de tranche dans le bâtiment réacteur. C'était une période passionnante : tout était à inventer. Dans cette période le second thème étudié « la visualisation 3D pour le calcul scientifique » a permis de particulièrement développer les contacts et les travaux, dans le cadre de partenariats très enrichissants avec de multiples partenaires extérieurs - le CEA, le CNRS, les écoles d'ingénieurs, l'EPRI aux USA... »

Après 5 ans à la R&D, Michel TERVER entre à la Direction Ingénierie d'EDF comme chef de groupe CA0 3D et Informatique, chargé de développer des outils CA0 pour la conception des nouveaux paliers nucléaires et la maintenance des tranches existantes. « Je voulais avoir une expérience de management et je cherchais à me rapprocher des utilisateurs industriels. Ce poste, que j'ai obtenu grâce à la grande technicité acquise à la R&D, a été très intéressant, tant en termes de management que de projets. »
« En 2007, je suis entré à la Direction Informatique et Télécom d'EDF, membre de l'équipe de direction d'un département, chargé de mission sur le projet de rénovation du SDIN (Système d'Information du Nucléaire). « J'ai changé de métier. Le très haut niveau technique et l'exceptionnelle ouverture sur l'extérieur que j'ai acquis à la R&D sont des atouts appréciés ici, utiles à l'entreprise, et qui seront bénéfiques pour ma carrière. »
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