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Le Logiciel d'Application de la Méthode des Microhabitats permet d'estimer la quantité et la qualité de l'habitat physique des poissons en fonction du débit, selon le protocole développé par EDF Recherche et Développement.
La méthode des microhabitats
La réglementation française liée aux débits à réserver dans les tronçons situés à l'aval des ouvrages hydroélectriques (la Loi Pêche de 1984, puis la Loi sur l'Eau de 1992 et récemment la Loi sur l'Eau et les Milieux Aquatiques de 2006) a généré le développement de différents travaux de recherche.
Leur objectif scientifique était de disposer d'outils permettant d'évaluer le rôle du débit sur les conditions du milieu laissées aux organismes vivants. Basée sur le principe de l'Instream Flow Incremental Methodology (IFIM)développé aux Etats-Unis, la méthode des microhabitats a été conçue et adaptée aux cours d'eau français dans les années 90 par le Cemagref et la Direction des Etudes et Recherches d'EDF (R&D) en collaboration avec différents laboratoires (Conseil Supérieur de la Pêche, ENSA Toulouse, Universités de Toulouse et de Provence). Deux protocoles d'application de la méthode en ont découlé. Ils permettent d'obtenir l'évolution de notes de qualité d'habitat pour différentes espèces de poissons et stades de développement sur un site donné en fonction du débit : Surface Pondérée Utile (SPU, mesure qualitative et quantitative) ou Valeur d'HAbitat (VHA, mesure uniquement qualitative).
Le logiciel LAMMI
Deux protocoles de mise en œuvre de la méthode des microhabitats sur un tronçon de rivière ont vu le jour. Ils diffèrent sur l'approche des phénomènes hydrauliques :
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